La Redoute vacille et c'est Roubaix qui redoute le chômage. «On va faire en sorte qu'il y ait le moins de casse sociale possible, pour une entreprise qui est dans notre histoire et dans notre ADN», résume Pierre Dubois, le maire de Roubaix, l'ancienne capitale du textile.
Ce matin, il va rejoindre le défilé de soutien au dernier géant de la ville, devant le siège, un paquebot aux briques orange, rue Blanchemaille. Les manifestants iront alors jusqu’à Wattrelos, où est située la plateforme logistique de la Martinoire. Là où le futur plan social frappera sans doute le plus fort. Hier soir, le conseil municipal de Roubaix a voté un vœu pour le maintien de l’emploi chez la «vieille dame», comme on l’appelle ici, née en 1873. L’équivalent d’un cierge républicain.
Grises mines. La Redoute reste encore le deuxième employeur de la métropole lilloise, avec 2 400 salariés. Et elle connaît désormais son repreneur : la famille Pinault a choisi un tandem maison, incarnée par Nathalie Balla, actuelle PDG de l'enseigne, et Eric Courteille, directeur financier de Redcats, filiale vente à distance du groupe Kering (anciennement Pinault-Printemps-la Redoute). Un moindre mal comparé au fonds de retournement américain Gores et ses envies d'externalisation à tout va, mais qui n'a rien d'une solution miracle. «Les conséquences sur l'emploi sont inévitables, martèle l'attachée de presse du duo. On espère que l'impact, en départs contraints,




