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Récit

Au bureau, le sexisme fait de la résistance

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Huit femmes sur dix font régulièrement les frais d'attitudes ou de décisions sexistes au sein de leurs entreprises, d'après une étude LH2 dévoilée ce mardi.

Un sondage paru ce mardi souligne que le sexisme est toujours omniprésent dans le monde de l'entreprise. (Photo Loic Venance. AFP)
Publié le 17/12/2013 à 14h45

«Elle n'est pas à la hauteur» ; «elle est hystérique» ; «elle n'aura pas d'augmentation, elle a un conjoint» ; «je me demande comment elle est arrivée à ce niveau de poste, elle a dû coucher». D'après une étude LH2 pour le Conseil supérieur de l'égalité professionnelle (CSEP) présentée ce mardi, les réflexions sexistes n'ont pas encore quitté l'open space. Elle note que 81% des femmes interrogées se disent confrontées au sexisme, soit à «une idéologie qui érige la différence sexuelle en différence fondamentale entraînant un jugement sur l'intelligence, les comportements et les aptitudes». Questionnés eux-aussi en tant que témoins ou cibles potentielles, 59% des hommes admettent avoir déjà entendu des remarques de ce type dans leurs sociétés.

Pire, pour les salariées, le sexisme ambiant a un «impact négatif sur leur rapport au travail». Ces manifestations «peuvent modifier le comportement des salariés» (93%), «ont un impact sur la confiance en soi» (92%) et «déstabilisent le travail de ceux qui les subissent» (92%). Concrètement, ce jugement sexiste prend la forme d'un plafond de verre ou de l'attribution de tâches dévalorisantes.

Cette étude porte sur un sondage réalisé en ligne, en septembre dernier, sur plus de 14 000 cadres de neuf grosses entreprises françaises aussi variées que Radio Fra

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