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Décryptage

Chypre s’enfonce mais ne coule pas

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Dix mois après le plan de la troïka, la récession, un peu moins forte que prévu, semble devoir durer.

«Troïka dégage», graffiti sur le mur d'un établissement de la Bank of Cyprus, à Nicosie, le 30 juillet 2013. (Photo Yiannis Kourtoglou. AFP)
Publié le 12/01/2014 à 19h06

Chypre a été la risée générale le 31 décembre en diffusant par erreur, sur les ondes de la radio publique, les vœux de l'ancien chef de l'Etat. Le «bon» message, celui du président Nicos Anastasiades, ne prêtait, lui, guère à rire : «2013 a été dur, 2014 ne sera pas facile», la poursuite «d'efforts titanesques» sera nécessaire pour «remettre le pays sur pieds», après son krach bancaire du printemps.

En échange d'un prêt de 10 milliards d'euros consenti en mars par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), la petite île méditerranéenne a dû signer un programme d'ajustement économique, comme avant elle la Grèce, l'Irlande et le Portugal. Fin décembre, dans son dernier état des lieux, la troïka des bailleurs de fonds (l'UE, le FMI et la BCE, la Banque centrale européenne) a délivré un satisfecit aux autorités chypriotes. «Le programme est sur les rails. Et nous avons même eu de bonnes surprises», résume un haut fonctionnaire européen. Mais cette année marquera-t-elle vraiment «le début de la renaissance du pays», comme l'espère le chef de l'Etat ?

Où en sont les banques ?

Le grand coup de torchon sur le secteur bancaire est le résultat le plus spectaculaire dont se félicite la troïka. Rappelons que Chypre a été le laboratoire du bail in, la nouvelle doctrine de la zone euro en matière de renflouement des banques : désormais, on fera les poches des actionnaires, créanciers et gros déposants, avant de mobiliser les contribuables

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