Hollande, plus que jamais «président des entreprises». Aujourd'hui, pour sa troisième conférence de presse depuis le début du quinquennat, le chef de l'Etat a prévu de détailler un peu plus son «pacte de responsabilité». Un dispositif évoqué lors de ses vœux aux Français, et qui consisterait à abaisser de 5 à 10 milliards les cotisations patronales de la branche famille, selon nos informations, en échange d'un engagement plus ou moins contraignant à embaucher. Une nouvelle vague de réduction du coût du travail, un an à peine après l'entrée en vigueur progressive du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), prévoyant à terme une réduction de 20 milliards par an de l'impôt sur les sociétés. Les deux dispositifs, dont l'objectif est identique, vont-ils cohabiter ? Le CICE sera-t-il fondu dans le nouveau système ? La question se pose d'autant plus que le ciblage du crédit d'impôt paraît aujourd'hui trop large. Et que les créations d'emplois qu'il doit générer pourraient être moins importantes qu'attendues.
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Des dispositifs qui s’empilent
Pièce maîtresse de la politique économique du gouvernement, le CICE a, aux yeux de l'exécutif, une grande vertu : son statut de crédit d'impôt. Il a ainsi permis de lancer un signal en direction des entreprises dès la fin 2012, sans avoir à débourser un euro d'arge




