Menu
Libération

Affaire Dieudonné : «Il n’y a pas deux poids deux mesures»

Réservé aux abonnés

Liberté d’expression. Le chef de l’Etat se félicite de l’interdiction du spectacle qu’il qualifie d’antisémite.

Publié le 14/01/2014 à 21h36

«Une victoire.» François Hollande a repris le vocabulaire de Manuel Valls au soir de l'ordonnance du Conseil d'Etat interdisant le spectacle de Dieudonné à Nantes. Le chef de l'Etat a cependant précisé que «lorsqu'on engage une action il faut un résultat», manière de laisser entendre que son ministre de l'Intérieur, parti seul sur ce dossier au cœur des vacances de Noël, avait tout intérêt à atteindre son objectif. Il a néanmoins repris presque mot pour mot l'argumentaire du locataire de la place Beauvau, en rappelant «qu'il y a des personnes qui suivent M. M'Bala M'Bala en pensant qu'il n'est pas antisémite. Or, il est très important qu'ils connaissent la réalité». François Hollande en a aussi profité pour critiquer le Front national qui «aurait intérêt à dénoncer encore et encore l'antisémitisme des spectacles de Dieudonné».

Sur les conséquences de cette polémique, le Président a pris aussi soin de border l'affaire Dieudonné et de donner des gages aux nombreuses voix qui se sont inquiétées d'une dérive des libertés publiques : «Partout la liberté de réunion, d'expression et de création est garantie, sauf cas exceptionnel, lorsque la dignité humaine est menacée ou lorsqu'existent des risques de troubles à l'ordre public. Le Conseil d'Etat a dit le droit en toute indépendance.»

Saisissant l’occasion, François Hollande a élargi son propos en dessinant une ligne républicaine ferme : «La République, c’est un tout, ce n’est pas deu

Dans la même rubrique