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Politiques de sauvetage : la troïka au rapport

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Rigueur. Les eurodéputés pointent au Parlement des dysfonctionnements dans l’activité du triumvirat.

Une manifestante devant le Parlement à Athènes le 19 février 2012. (Photo Yorgos Karahalis. Reuters)
Publié le 15/01/2014 à 21h26

On les a vus débarquer à Athènes, Nicosie, Dublin ou Lisbonne. Parfois à quinze, parfois à quarante, ils ont souvent été désignés comme des «obsédés de la rigueur». Ce sont ces experts qui ont agi au nom de la troïka, cet attelage composé du FMI, de la BCE et de la Commission. Créé en mai 2010 pour superviser le premier programme d'ajustement exigé à Athènes, et plus tard en Irlande, au Portugal et à Chypre, ce «triumvirat» est confronté aujourd'hui à son premier bilan. Etonnés de ne pas trouver de réponses claires à nombre de questions, des eurodéputés de la commission des affaires économiques du Parlement ont décidé de lancer en novembre une enquête sur la troïka.

«Lumière». «Certes, pour éviter un défaut de paiement des dettes souveraines, il était nécessaire de mettre en place une assistance financière. Pour autant, et quatre ans après la création de la troïka, il nous faut faire toute la lumière sur son travail», note l'eurodéputé socialiste français Liêm Hoang-Ngoc, coauteur du projet de rapport d'enquête sur le rôle et les activités de la troïka. Avec le conservateur autrichien Othmar Karas (Parti populaire européen), Hoang-Ngoc présente aujourd'hui à Strasbourg les premières conclusions d'un rapport qui pourrait donner lieu, en mars et après amendements, à un vote du Parlement pour améliorer le fonctionnement de la troïka.

Les deux eurodéputés pointent plusieurs dysfonctionnements. Comme, par exemple, cette incapa

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