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PSA vise la reconquête du marché iranien

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Le constructeur automobile prépare son retour dans la République islamique. Une stratégie fait suite à la levée des sanctions économiques contre Téhéran et au retrait de General Motors du capital du groupe français.

Publié le 21/01/2014 à 12h14

PSA voudrait reconquérir le marché iranien. Le second constructeur automobile français a annoncé, lundi, avoir «repris des contacts avec ses partenaires» locaux depuis plusieurs semaines, soit à l'occasion du salon automobile de Téhéran. Une déclaration qui fait suite à l'entrée en application des accords de Genève du 24 novembre, par lesquels la République islamique s'engage à geler une partie de ses activités nucléaires contre la levée des sanctions économiques dans plusieurs secteurs économiques dont l'automobile.

Le filon est important pour PSA. Le groupe annonçait, lundi, des résultats commerciaux généraux en baisse de 4,9%. Mais, une fois l’Iran exclu de la balance, la baisse des ventes de véhicules dans le monde ne serait plus que de 0,1%. C’est dire le manque à gagner pour ce partenaire historique de l’Iran depuis 1978. Le Français était associé à un constructeur local, Khodro, qui assemblait ses pièces détachées en provenance de l’Hexagone. Le partenariat était rentable pour le Français : en 2011, PSA a vendu 455 000 voitures dans ce pays, l’équivalent de 30% du marché automobile iranien. Avec ses 78 millions d’habitants, une classe moyenne qui se renforce et une richesse pétrolière, le nombre de clients potentiels est en augmentation. D’autant que la moitié de son parc automobile, qui a passé les 25 ans

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