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La pluie et le beau temps au secours de l’électricité

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Énergie . En 2013, la consommation française a été limitée grâce aux températures clémentes et la production aidée par l’hydraulique.

Publié le 23/01/2014 à 21h16

Une année douce et pluvieuse avec une économie au point mort. C’est ce qui ressort de la présentation, hier matin, du bilan électrique 2013 de la France métropolitaine par RTE (Réseau et transport d’électricité).

L’électricité française est climatodépendante, tant pour sa production que pour sa consommation, a rappelé la filiale d’EDF chargée des lignes à haute tension et du bon fonctionnement du système électrique. Année sans vague de froid, 2013 a donc vu sa pointe de consommation se limiter à 92,6 gigawatts le 17 janvier, très loin des 102,1 GW du 8 février 2012. De quoi se friser les moustaches au dispatching national, installé à Saint-Denis. Et respecter facilement les exigences de capacités de production disponibles, prêtes à pallier toute défaillance et éviter les pannes du système.

Mais Dominique Maillard, le patron de RTE, avertit : la «thermosensibilité» du système électrique augmente de 2 400 MW par degré de température dès que l'on passe sous les 10°C. Le parc de bâtiments chauffés à l'électricité croît, malgré les normes d'isolation plus strictes et une baisse (40% contre 70% en 2008) des logements neufs équipés de convecteurs.

Ampoules. Au total, la consommation atteint 495 térawattheures (TWh), plus 1% relativement à 2012, en raison de mois d'hiver plus froids que la moyenne dans le Nord de la France. Pourtant, hors effet climat, RTE note la stagnation des consommations des particuliers, artisans et PME. Un effet des

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