Comme prévu, la courbe du chômage ne s’est pas inversée au soir de l’année 2013. Comme prévu la droite a aussitôt fustigé la promesse non tenue du chef de l’Etat quand, tout aussi prévisible, le gouvernement et le parti socialiste soulignaient une stabilisation et l’amélioration significative de l’emploi des jeunes. L’essentiel est ailleurs. Les chiffres montrent que la politique des emplois aidés, après avoir donné d’indiscutables résultats, touche désormais ses limites. C’est donc une stratégie bien différente que François Hollande a élaborée. Une stratégie qui consiste à baisser le coût du travail, afin que les entreprises regagnent de leur compétitivité et qu’au terme d’un enchaînement vertueux elles créent des emplois et fassent durablement baisser le chômage. C’est là un tout autre pari. Car la politique de l’offre décidée par le chef de l’Etat se heurte à trois réalités. La première est la prévision d’une croissance de moins de 1%, insuffisante pour créer des emplois. Ensuite, selon les analyses de l’OFCE, nombre d’entreprises encore en sureffectif resteraient peu enclines à embaucher. Enfin, malgré quelques déclarations d’intention, le patronat semble peu déterminé à soutenir la ligne gouvernementale. François Hollande n’ignore pas les risques, y compris politiques, de ce changement de cap. Mais plus qu’une inversion artificielle de la courbe en quelques mois, il s’est donné cette fois des moyens structurels de lutter contre le chômage. En espérant que l’intérêt nati
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ParEric Decouty
Publié le 27/01/2014 à 21h36
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