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Les mines, idée à creuser ou à enterrer

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Arnaud Montebourg a annoncé vendredi la création d’une agence publique chargée d’exploiter les minerais.

Publié le 21/02/2014 à 21h16

La France, de retour à la mine ? Dans une interview au Parisien, vendredi, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a annoncé la création de la Compagnie nationale des mines de France (CMF). Une entreprise publique dotée d'un budget de 200 à 400 millions d'euros, et chargée d'explorer les sous-sols français et étrangers, «tout en respectant les aspirations environnementales de nos concitoyens». Une annonce qui ne devrait cependant pas révolutionner le rôle et la place de la France dans ce secteur.

La CMF s’appuiera, au plan scientifique, sur le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM), l’expert public sur les ressources du sous-sol. Ses géologues ont su, jusqu’aux années 80, dénicher des trésors… la plupart du temps perdus et récupérés par des groupes miniers dans des conditions souvent contestées, comme au Portugal (le cuivre de Neves-Corvo, principale mine européenne) ou au Pérou (l’or de Yanacocha). Sous la présidence de Claude Allègre (1992-97), le BRGM fut recentré sur les missions liées à l’eau souterraine, la carte géologique, les risques dus aux mouvements du sol et aux anciennes exploitations. Côté mines, son dernier inventaire des ressources françaises, débuté en 1975, a été abandonné en 1992.

En 2012, devant les inquiétudes sur la disponibilité des ressources ou les manipulations des prix par des pays ayant su se constituer en monopole - comme la Chine sur les terres rares - il relance l'inventaire minier du sous-sol métro

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