«La fête est finie» avait prévenu en décembre, Martin Bouygues, le patron de l'opérateur télécom. Mercredi matin, il a mis ses menaces à exécution. Après le lancement, en novembre, d'une offre à prix cassé, téléphone plus Internet, à 15,99 euros par mois, l'opérateur ajoute aujourd'hui pour quatre euros de plus, la télé. Ce qui en fait, sans conteste, l'offre triple play (TV-Internet-téléphone) d'entrée de gamme la moins chère du marché. Pour comparaison, les propositions équivalentes sont entre 32 et 37 euros chez les concurrents.
Bouygues baptise cela «la démocratisation de l'accès à l'Internet fixe». Dans son viseur, Free et ses marges plantureuses. Ce dernier, assurément low-cost sur le mobile, est «high price» sur l'Internet, sa vache à lait. Il a même battu un record au second semestre 2012 avec une marge de 42,3 %. SFR ou Orange ne sont pas en reste. «Avec des marges supérieures à 40 %, on est dans le produit de luxe», a justifié Martin Bouygues, en décochant ses flèches.
L’offre à moins de 20 euros de Bouygues comporte toutefois quelques bémols. D’abord, la box n’est pas la high-tech Sensation, mais un modèle moins rutilant. Son disque dur plafonne à 40 Go. Pas d’appels inclus vers les mobiles. Pour obtenir la Sensation, il faudra débourser 6 euros de plus (25,99 euros). Enfin, l’offre n’est accessible qu’à un foyer sur deux: les 12 millions qui résident en centre-ville, sur les 26 millions de foyers français. Soit la même cible que vise l’of




