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Récit

Avec Carlos Tavares, PSA à marche forcée

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Le nouveau patron de Peugeot-Citroën, réputé être un cost-killer, entend redresser le groupe par tous les moyens.

Carlos Tavares, nouveau patron de PSA, le 3 mars 2014. (Photo Christian Hartmann. Reuters)
ParLéa Lejeune
Envoyée spéciale à Genève
Publié le 04/03/2014 à 20h46

A l'occasion du 84e Salon de l'auto de Genève, le futur président du directoire (le 31 mars) de PSA Peugeot Citroën, Carlos Tavares, a enchaîné les tables rondes en petit comité. Au premier étage de l'immense stand Citroën, c'est la première fois qu'il prend la parole depuis sa prise de fonction opérationnelle, le 19 février, comme chef de la division automobile du groupe. Le futur grand patron - petite taille et manières dynamiques - répond à chaque question sans fioriture, ni hésitation. Depuis qu'il a commencé à siéger au directoire de PSA, le 1er janvier, l'ex-numéro 2 de Renault, ingénieur de l'Ecole centrale, a eu le temps de se préparer. Il a multiplié les visites d'usines en Europe et les rencontres de concessionnaires des deux marques. Autour du chef, trois représentants de la communication observent les échanges, impassibles. On s'est vu refuser le droit de faire son portrait sous prétexte que «tout le monde connaît déjà le personnage…»

Ambition. Tavares précise les lignes de son plan stratégique pour redresser le constructeur automobile à la dérive, avant sa présentation officielle mi-avril. Ambitieux, il l'a intitulé «Back in the race» pour «de retour dans la course». Car PSA, premier constructeur français, n'a vendu que 2,8 millions de véhicules dans le monde en 2013. Tavares souhaite donner au groupe les moyens d'une ambition internationale en s'appuyant surtout sur le marché chinois, mais auss

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