Muriel Pernin est amère : «C'est avec une grande tristesse que j'ai décidé de mettre fin à l'aventure des Atelières», a-t-elle annoncé lundi soir. Après avoir fondé, en janvier 2013, à Villeurbanne (Rhône) avec d'anciennes ouvrières du fabricant Lejaby, une société coopérative d'intérêt collectif spécialisée dans la lingerie corseterie haut de gamme, elle va en demander la liquidation, vendredi, devant le tribunal de commerce de Lyon.
Le carnet de commandes des Atelières était pourtant en train de se remplir pour 2014. Sur les 35 000 commandes nécessaires pour garantir l'équilibre financier de l'entreprise en fin d'année, 15 000 ont déjà été engrangées. Mais pour que l'entreprise puisse fonctionner, il lui fallait un apport d'argent frais. Jean-François Carenco, le préfet du Rhône, qui s'est beaucoup mobilisé pour les Atelières, avait bien trouvé 585 000 euros via les fonds de revitalisation. «Mais les liquidités n'étaient pas disponibles immédiatement, et nous avions besoin que les banques acceptent de consolider ces financements. Or, elles ont refusé», explique Pernin. «Dans notre pays, les banques sont plus fortes que la République», s'indigne la patronne des Atelières.
Pernin a également «étudié tous les dispositifs liés à l'innovation dont nous pouvions bénéficier, en particulier via la nouvelle Banque publique d'investissement [BPI, ndlr]. Mais il s'est avéré que nous ne relevons d'aucun, car ces dispositifs privilégient l'innovation techni




