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A deux doigts de la liquidation judiciaire, les Atelières rebondissent

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Publié le 06/03/2014 à 20h46

Le coup de bluff de Muriel Pernin a payé. Lundi, la fondatrice des Atelières annonçait «avec une grande tristesse» sa décision de demander au tribunal de commerce la liquidation de cette société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) sise à Villeurbanne (Rhône) et spécialisée dans la fabrication de lingerie et corseterie. Après un an d'existence à peine, les caisses sont vides. Dans un communiqué à la tonalité très dramatique, Muriel Pernin met en cause le refus des banques de soutenir l'entreprise, les accusant d'«exécuter chaque jour des dizaines de PME», dont les Atelières «qui montent aujourd'hui à la guillotine». Egalement dans le collimateur de la patronne des Atelières, la Banque publique d'investissement (BPI), qui préférerait «les robots aux personnes» en ne finançant que les entreprises de haute technologie. De même le gouvernement, qui bernerait les consommateurs à coup d'étiquettes made in France apposées sur des produits souvent conçus à l'étranger.

La mort annoncée des Atelières ayant été largement médiatisée, Bercy a décidé de réagir. Mercredi, les ministères du Redressement productif et de l'Economie sociale et solidaire organisent une réunion avec des représentants de la préfecture de Rhône-Alpes, de la BPI et d'autres banques. «L'issue est positive», a conclu hier Muriel Pernin.

Cette patronne d'une agence de communication est une chef d'entreprise atypique. Bénévole, elle a créé les Atelières en janvier 2012, aprè

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