Quand il navigue en rade de Brest, il ne passe pas inaperçu. Avec ses voiles jaune fluo, le drone marin Vaimos attire l'œil comme un aimant. Les pêcheurs et les écoles de voile «s'agglutinent autour de lui», raconte Patrick Rousseaux, ingénieur électronique à l'Ifremer, l'un de ses concepteurs. «Depuis le bateau suiveur, on a souvent dû actionner la sirène pour écarter les autres embarcations. Il est très populaire.» Longueur 3,65 mètres, vitesse 6 nœuds, Vaimos (pour Voilier autonome instrumenté de mesures océanographiques de surface) fascine : aucun marin à bord mais plus de 200 kg d'électronique qui lui permet de naviguer vent arrière, travers, de tirer des bords par vent debout, de régater. Tout le monde veut le voir manœuvrer. Et pour cause : en septembre, Vaimos a remporté la course longue distance de la Coupe du monde des robots voiliers autonomes, chez lui à Brest.
Même s'il est «inchavirable», s'il a déjà navigué par vent de 15 nœuds selon ses concepteurs, Vaimos n'a pas été mis à l'eau cet hiver quand la Bretagne a essuyé tempête sur tempête. Couvé par ses concepteurs qui ne voulaient pas prendre le risque de perdre ce petit bijou de technologies marines automatisées, le voilier est resté à sec, calé contre la scène de l'auditorium de l'Ifremer. C'est ici, dans les bâtiments de cet institut éparpillés




