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Décryptage

Plaque-out pour les automobilistes

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Face au pic de pollution, le gouvernement s’est finalement décidé à imposer la circulation alternée à Paris et dans 22 communes limitrophes.

A Paris, le 14 mars. (Photo Thomas Samson. AFP)
Publié le 16/03/2014 à 21h16

Impair et gagne. Depuis 5 h 30, ce matin et jusqu'à minuit, seules les plaques d'immatriculation impaires peuvent circuler dans Paris et 22 communes limitrophes. Si cela doit se prolonger mardi, les plaques paires prendront le relais. C'est une première depuis 1997 - unique expérience pour tenter de réduire la pollution de l'air.«Nous comprenons parfaitement les difficultés, les agacements, voire les colères qui peuvent être celles de certains automobilistes. Mais il fallait prendre cette décision-là», a justifié le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin. Lequel rappelait pourtant samedi dans Libération que la circulation alternée était «une mesure lourde à mettre en œuvre, qui demandait de la préparation». Avant que, dans l'après-midi, un communiqué de presse de Matignon ne décide de l'instaurer… «C'est une mesure indispensable à court terme mais très insuffisante à long terme», estime l'avocat Arnaud Gossement, spécialiste du droit de l'environnement (lire ci-contre). Qui a néanmoins provoqué l'émoi des lobbys automobiles et le flingage en règle de la droite, à l'instar de la candidate à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, pourtant ex-ministre de l'Ecologie (lire page 18).

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