Patrick Drahi, le prétendant choisi par Vivendi pour la reprise de son opérateur SFR, doit dévoiler ce matin le contenu de l'offre qui fera de son groupe Numericable, «le deuxième opérateur télécom de France». Mais dans l'immédiat, Drahi doit surtout rassurer le gouvernement, qui privilégiait l'offre concurrente de Bouygues sur SFR. «Il serait logique qu'il rapatrie sa résidence fiscale en France» et «qu'il gère ses affaires depuis Paris», a insisté, hier, dans le JDD Fleur Pellerin, la ministre de l'Economie numérique. Un geste de patriotisme économique a minima déjà exigé par Arnaud Montebourg.
Dans l'entourage de Fleur Pellerin, on semble toutefois baisser d'un ton, après les attaques virulentes du ministre du Redressement productif, vendredi, à l'encontre de Drahi, ce résident suisse dont la holding est immatriculée à Guernesey. «Il n'y a pas de scénario blanc [celui de la reprise par Bouygues, ndlr] et noir [le rachat par Numericable]», a assuré Pellerin.
Arbitrages. Mais le gouvernement n'a pas dit son dernier mot. La promesse de Drahi de maintenir les emplois chez SFR ne doit pas être une parole en l'air. «L'engagement sera inscrit dans les licences au moment de la fusion et de la création de la nouvelle entité juridique», prévient l'entourage de Pellerin. Cela tombe bien, l'ordonnance visant à renforcer sur ce point les attributions de l'autorité de régulation des télé




