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Voitures défectueuses : la PDG de GM déroule

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États-Unis . Sommée de s’expliquer, mardi, sur une série d’accidents, Mary Barra a livré peu de réponses.

ParLorraine Millot
De notre correspondante à Washington
Publié le 02/04/2014 à 19h16

Tout y était : les députés américains qui agitent leurs clés de voiture, les victimes éplorées, la patronne qui ne sait rien mais promet de tout révéler et les journalistes-requins qui la dévorent encore de questions à la sortie. L’audition de la dirigeante de General Motors (GM), mardi à la Chambre des représentants, pour tenter de faire la lumière sur les interrupteurs d’allumage qui ont fait au moins 13 morts depuis 2003 aura ressemblé à une scène de série télé.

Deux heures et demie durant, Mary Barra s'est fait houspiller par des députés lui demandant de préciser, «par oui ou par non», ce qu'elle savait des interrupteurs installés sur les Cobalt ou les Saturn Ion. Interrupteurs qui avaient une fâcheuse tendance à disjoncter en pleine route, abandonnant soudain les conducteurs sans moteur, direction assistée ou airbags. Sa réponse, sortie des manuels de gestion de crise les plus basiques, tient en quatre formules, déroulées et répétées au gré des questions : elle ne savait rien, elle est désolée pour les victimes, une enquête est en cours et celle-ci fera bientôt toute la lumière pour que cela ne se reproduise pas.

L'enquête du Congrès a bel et bien révélé des pratiques «inacceptables», concède Mary Barra. GM savait depuis 2001 déjà que l'allumage, fourni par un sous-traitant, ne remplissait pas ses critères internes, et le constructeur n'avait pas voulu le remplacer en 2006, après les premiers rapports d'accidents. Mais tout cela ne serait déjà plus possi

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