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La Ruche, éthique en rayons

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Cette pépinière parisienne réunit des micro-entrepreneurs sociaux dans une ambiance de partage de savoirs.

Publié le 13/04/2014 à 18h06

Au 84 du quai de Jemmapes, à Paris, s’ouvre une venelle à droite d’un mur copieusement graffité. C’est le meilleur chemin pour rejoindre la Ruche, ce repère de micro-entrepreneurs conviviaux, et s’imprégner de l’esprit du lieu. Il débouche sur un jardinet d’herbes folles où les occupants de la Ruche échangent, par beau temps, sur des sièges de récup, un mug à la main.

Bruno Humbert, la toison grisonnante, a créé la Ruche en 2008, accompagné de quelques pionniers, dont Arnaud Mourot, le fondateur d'Ashoka, ou Aymeric Marmorat, à la tête d'Enactus, deux initiatives d'entrepreneuriat social. Quelques mois plus tard, il dénichait le local : un espace de 600 m2, façon loft, haut de plafond et biscornu.

Le concept est original. L'association loue des bureaux - les meubles, au nombre de cent environ- à des petites structures, six personnes maximum, qui développent un projet dans le domaine de l'économie solidaire : «Il faut que le projet s'attaque à un défi social, sociétal ou environnemental, qu'il propose une solution innovante et que le modèle économique soit viable», résume le fondateur.

Une soixantaine de structures résident à la Ruche. Les bureaux sont accolés par deux ou quatre, et l'espace, rythmé par des étagères, laisse passer la lumière. Le silence est la règle. «Ici, on s'autorégule», dit Humbert. Mais l'originalité est ailleurs : la Ruche se veut «une communauté apprenante», fondée sur l'esprit collaboratif : «Nous voul

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