Une politique mondiale qui permettrait de contenir le changement climatique sous les 2° C de plus qu’en 1750 ? C’est l’objet du rapport du groupe III du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), rendu public dimanche à Berlin. Hier matin, un «atelier presse», ouvert par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, permettait de se faire une idée plus précise de son contenu et de son élaboration.
Cette politique climatique est «possible, pas si chère, si on investit tout de suite et dans la coopération mondiale», dit Nicolas Bériot, chef de la délégation française. «Mais est-ce plausible ?» rétorque l'économiste Jean-Charles Hourcade (CNRS), chef de file des experts français. L'économiste alerte contre une interprétation «Bisounours» du rapport et de son résumé. L'objectif des 2° C suppose, souligne-t-il, l'usage de toutes les technologies bas carbone disponibles (renouvelables et nucléaire) au côté des économies d'énergies. Et même «des émissions négatives» dès 2070, avec reboisements de grande ampleur et capture-stockage du CO2 sorti de centrale électrique.
Pour Hourcade, l'erreur serait de sous-estimer les mutations sociales nécessaires à une telle politique, «incompatible» avec des échanges économiques fondés sur la concurrence et la compétition, incapables de partager les technologies propres avec les pays pauvres. Ou avec des consommations inspirées par le mode de vie des «super riches».
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