Imaginer en marge des alternatives au capitalisme en font-elles des expérimentations marginales ? Se révolter contre une marchandisation de la société et la caporalisation des rapports sociaux, en affirmant son autonomie, n'est-ce que symbolique ? Non. Grains de sable dans les rouages d'un monde formaté, les «néodésobéissants» brassent des poussières d'un autre monde possible. Qu'elles soient microrévoltes éphémères et libertaires ou maxirésistances durables, personne ne peut dire qu'elles ne préfigurent pas d'autres modes de vie sur une planète environnementalement en sursis, politiquement en souffrance, économiquement en obsolescence. «La culture politique dominante d'avant 2000 est désormais révolue, note Christophe Aguiton, chercheur et auteur de l'ouvrage Le monde nous appartient. On passe, quelles que soient les racines des nouvelles révoltes, avec le refus de la délégation de pouvoir et des stratégies décrétées d'en haut, à l'acceptation de la diversité de mouvements et à la culture du consensus ; le zapatisme l'a préfiguré depuis vingt ans.» Face à l'Empire, théorisé dans l'ouvrage de Toni Negri et Michael Hardt, se dressent désormais ces Multitudes (publié par les mêmes auteurs). De nouvelles formes de pratiques qui manifestent un «désir de communauté humaine». Face à la démission collective ou à la résignation individuelle réémerge, façon Blum, cette idée que «les seuls combats perdus d'avance sont ceux que
Analyse
Une multitude d’altermondes en gestation
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Les initiatives qui se multiplient à l’échelle locale sont le ciment d’une lutte à venir contre la mondialisation.
Publié le 02/05/2014 à 19h56
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