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La France, plus séduisante qu’on croit

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Le rachat d’une partie d’Alstom par l’américain General Electric, symbole de l’attractivité de la France ? Il dément en tout cas l’image d’une nation paria qui serait fuie par les investisseurs.

Publié le 06/05/2014 à 22h17

Le plus gros investissement américain de tous les temps. Avec 12 milliards d’euros, l’offre de General Electric sur Alstom représenterait la plus grosse acquisition américaine d’une entreprise française, selon Standard & Poor’s. Une menace pour la France ? A voir. Mais ce que ce rachat dit surtout, c’est que notre pays, même s’il a perdu du terrain ces dernières années, reste attractif. A rebours du discours décliniste dominant.

La France est-elle moins attractive ?

Le chiffre, publié en janvier, avait provoqué un petit traumatisme : selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les investissements directs étrangers (IDE) en France ont chuté de 77% en 2013, à 5,7 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros). La claque est d’autant plus douloureuse que sur la même période, les IDE ont progressé de 37,7% dans l’ensemble de l’UE, et ont même quadruplé outre-Rhin, pour atteindre 32,3 milliards de dollars. Par ailleurs, selon le cabinet Ernst & Young, l’Hexagone a connu en 2012 une baisse de 13% du nombre de projets d’implantations étrangères (471), conduisant à une chute de 20% du nombre d’emplois générés (10 542 postes créés). Globalement, la France reste devancée, en termes d’attractivité, par le Royaume-Uni et l’Allemagne qui ont vu se réaliser, respectivement, 697 et 624 projets en 2012, soit plus du tiers des projets d’implantation sur le continent.

Pourquoi ce recul doit-i

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