Le plus gros investissement américain de tous les temps. Avec 12 milliards d’euros, l’offre de General Electric sur Alstom représenterait la plus grosse acquisition américaine d’une entreprise française, selon Standard & Poor’s. Une menace pour la France ? A voir. Mais ce que ce rachat dit surtout, c’est que notre pays, même s’il a perdu du terrain ces dernières années, reste attractif. A rebours du discours décliniste dominant.
La France est-elle moins attractive ?
Le chiffre, publié en janvier, avait provoqué un petit traumatisme : selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les investissements directs étrangers (IDE) en France ont chuté de 77% en 2013, à 5,7 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros). La claque est d’autant plus douloureuse que sur la même période, les IDE ont progressé de 37,7% dans l’ensemble de l’UE, et ont même quadruplé outre-Rhin, pour atteindre 32,3 milliards de dollars. Par ailleurs, selon le cabinet Ernst & Young, l’Hexagone a connu en 2012 une baisse de 13% du nombre de projets d’implantations étrangères (471), conduisant à une chute de 20% du nombre d’emplois générés (10 542 postes créés). Globalement, la France reste devancée, en termes d’attractivité, par le Royaume-Uni et l’Allemagne qui ont vu se réaliser, respectivement, 697 et 624 projets en 2012, soit plus du tiers des projets d’implantation sur le continent.
Pourquoi ce recul doit-i




