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Décryptage

Chez Alstom, le transport carbure à l’énergie

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Le groupe a confirmé sa volonté de céder une partie de ses activités à General Electric pour financer sa croissance dans le rail.

Patrick Kron, le PDG d'Alstom, mercredi à Paris, lors de l'annonce des résultats du groupe. (Photo Albert Facelly pour Libération)
Publié le 07/05/2014 à 20h16

A l’heure où Alstom conviait la presse pour annoncer des résultats plus qu’attendus, un petit groupe d’étudiants en costard-cravate distribuait des tracts à l’entrée du siège du leader français de l’énergie et des transports, à Levallois, dans les Hauts-de-Seine. Ce n’étaient pas des syndicalistes mais des militants FN protestant contre la vente probable à l’étranger, en l’occurrence à l’américain General Electric (GE), de la branche énergie d’Alstom.

Autre temps - celui des européennes toutes proches - et autre forme de combat, comparé à des salariés d’Alstom pas vraiment remontés contre l’américain. Et pour cause, il n’y a pas le feu chez Alstom, dont les résultats sont en demi-teinte. Ni franchement mauvais (+ 4% de chiffre d’affaires, à 20,3 milliards d’euros, 7% de marge opérationnelle et un carnet de commandes de 50 milliards d’euros, soit trente mois de ventes) ni franchement bons, avec un résultat net en recul à 556 millions d’euros et une dette en hausse légère à 3 milliards d’euros. Son PDG, Patrick Kron, a évacué en cinq minutesles résultats pour mieux justifier son intention : céder à GE sa branche énergie contre 12,35 milliards d’euros cash.

Y avait-il urgence ?

C'est l'histoire que cherche à vendre le patron d'Alstom depuis l'aval par son conseil d'administration, il y a tout juste huit jours, de l'offre de rachat de GE. Pourtant, les clignotants ne sont pas encore au rouge : «Les inquiétudes soulevées par certains sur not

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