Le gouvernement va-t-il s'en réjouir ? Le français Publicis et l'américain Omnicom, les numéros 2 et 3 du marché de la publicité, ont renoncé à leur fusion. Ou plutôt, selon le mot de Maurice Lévy, l'inamovible patron de Publicis, «nous divorçons avant de nous marier». Une décision «prise ensemble», mais faite«à la suggestion de nos avocats-conseils». La rupture de bans ne donnera pas lieu à des pénalités, juste au partage des frais engagés. L'ex-futur poids lourd aurait pesé 23 milliards de dollars (16 milliards d'euros) de chiffre d'affaires, coiffant le leader mondial, le britannique WPP. C'était une «great idea», cela aurait été une «formidable opération», a déploré vendredi le papy de la publicité, 72 ans, dont vingt-sept aux rênes de Publicis, lors d'une conférence téléphonique. Mais cela représentait aussi «un énorme risque de dilution du modèle de Publicis».
Formule. De fait, bien que plus petit, - il pèse 35% de moins qu'Omnicom en chiffre d'affaires -, Publicis est plus rentable et affiche la même valeur que son rival américain en Bourse (autour de 13 milliards d'euros). Dans le Monde, Maurice Lévy habille ainsi l'abandon du mariage : «Il y a un prix que je n'étais pas prêt à payer, l'âme de Publicis.» Une formule un rien grandiloquente pour mieux masquer la bataille d'egos entre lui et John Wren, le patron d'Omnicom, plutôt qu'une impossible fusion entre qua




