Le «guépard» Amazon est reparti en chasse, cette fois contre la «gazelle» Hachette, pourrait résumer Brad Stone, auteur d'un livre déjà fameux sur les pratiques prédatrices du libraire en ligne, Amazon : la boutique à tout vendre (First Interact). Profitant de sa position dominante aux Etats-Unis (environ 30% des ventes de livres), Amazon impose des délais factices de deux à quatre semaines pour des ouvrages édités par Hachette, les vend plus cher que d'ordinaire ou suggère même à ses clients d'acheter plutôt les produits similaires d'autres éditeurs, a révélé The New York Times.
Un guide pour «maigrir en deux semaines» a ainsi vu ses ventes s'effondrer, a rapporté au journal son auteure, Marla Heller : «Quand le problème a commencé, mon livre se classait parmi les 300 meilleures ventes d'Amazon. Il est tombé depuis au niveau des 3 000 meilleures ventes. C'est peut-être une dispute entre un géant de l'Internet et un grand éditeur, mais ce sont les auteurs qui vont en payer le prix.» Début mars, Amazon a soudain relevé de 8 dollars (5,80 euros) le prix de vente de son livre et ajouté sur sa page une bannière recommandant d'autres ouvrages, moins chers, a constaté l'auteure. Ce week-end encore, le livre n'était proposé sur Amazon qu'avec un délai de livraison de deux à trois semaines.
«Etagères». Amazon cherche ainsi à extorquer de plus gros rabais à Hachette




