Bouygues Telecom prépare-t-il un plan de réduction d'effectifs ? La direction refusait de commenter, hier, l'information du Figaro selon laquelle l'opérateur travaillerait à un allégement de sa charge salariale. Les menaces pesant sur l'emploi dans le secteur télécom reviennent ainsi sur la scène, moins de trois semaines après le rachat de SFR par Numericable, à la barbe de Bouygues. L'emploi avait été au cœur de la bataille. Le danger d'un mariage entre Bouygues et SFR, en générant des doublons sur le métier du mobile, avait été soulevé en février par une étude du cabinet Sextant. Mais le non-mariage, qui laisse Bouygues Telecom isolé, n'est pas plus rassurant.
Bagarre. D'abord parce que le groupe «fonctionne davantage que SFR sur le mode internalisé», souligne Sextant. L'opérateur employait ainsi, fin 2013, 9 000 salariés (dont 1 500 en boutiques), contre 8 500 seulement chez SFR stricto sensu, alors que son concurrent affiche un chiffre d'affaires double du sien. SFR, contrairement à Bouygues, est un adepte de l'externalisation, qu'il s'agisse des services au client, de l'informatique ou encore des boutiques.
Bouygues doit publier




