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Récit

Pfizer cherche à régler ses troubles de l’acquisition

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Si elle aboutissait, la tentative de rachat de son rival AstraZeneca permettrait au géant pharmaceutique américain de s’évader fiscalement vers la Grande-Bretagne. A Washington comme à Londres, la pilule a du mal à passer.

L'enseigne de Pfizer au siège du groupe pharmaceutique à New-York. (Photo Timothy Clary. AFP)
ParIris Deroeux
Correspondante à New York
Publié le 12/05/2014 à 20h06

Pfizer ne lâchera rien : le géant pharmaceutique américain qui a fait fortune, entre autres, avec la mise sur le marché du Viagra, est bien décidé à racheter son concurrent AstraZeneca. Après une première offre faramineuse à 106 milliards de dollars (77 milliards d’euros), le 3 mai, rejetée par la société de droit anglais, Pfizer a deux semaines pour revenir avec une offre de fusion-acquisition convaincante. En attendant, Ian Read, dirigeant du groupe, est attendu à Londres aujourd’hui. Il tentera de convaincre des parlementaires britanniques sceptiques face à cette tentative de rachat, craignant qu’elle n’aboutisse à des destructions d’emplois et à une réduction des investissements dans la recherche et le développement, notamment sur le nouveau site d’AstraZeneca à Cambridge.

Imposition. Les précédents de Pfizer suscitent en effet la méfiance des élus, de part et d'autre de l'Atlantique. A plusieurs reprises, le géant n'a pas hésité à fusionner, rentabiliser… Avant de licencier. Le rachat des sociétés Wyeth, Warner-Lambert ou encore Pharmacia ont ainsi abouti à de fortes réductions de main-d'œuvre.

Aux Etats-Unis, les gouverneurs d'Etats où est présente la société AstraZeneca sont donc immédiatement montés au créneau. Jack Markell du Delaware, où le groupe compte 2 600 employés, et Martin O'Malley du Maryland, où la société emploie 3 100 personnes, se sont fendus d'un courrier à Ian Read, dans lequel on peut lire : «Nos Etats ont cons

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