Les télécoms vivent grandeur nature le jeu des 7 familles… recomposées. Où l'endogamie, la polygamie, les alliances contre-nature semblent aujourd'hui possibles. Dernier rebondissement, la demande en épousailles de Bouygues à Orange. Les intéressés ont confirmé la drague appuyée. «Martin Bouygues est venu voir Stéphane Richard», précise-t-on chez Orange. Ainsi, le petit Bouygues (4,7 milliards d'euros pour la branche télécoms en 2013) verrait bien ses activités adossées au puissant opérateur historique, quasiment dix fois plus gros que lui (41 milliards en 2013).
Il y a peu, une telle hypothèse aurait été jugée farfelue. Mais l'éclatante santé de Free qui, en chiffre d'affaires, fait jeu égal avec Bouygues sur sa seule activité mobile, deux ans après son lancement, ou le mégadeal de Numericable rachetant SFR et marginalisant Bouygues bousculent bien des schémas classiques et autorisent de surprenants rapprochements. S'y ajoute la bénédiction, et même l'encouragement, des pouvoirs publics, pressés de revenir à trois opérateurs sur le mobile. «L'arrivée de Free a permis de casser la rente des opérateurs. Free a servi la cause des consommateurs. Mais on ne peut pas continuer avec une concurrence échevelée, avec les prix les plus bas du monde», a défendu Arnaud Montebourg, le ministre de l'Economie. Aux antipodes de sa sortie, en 2012, lorsqu'il louait l'arrivée de Xavier Niel volant au secours du «pouvoir d'achat des Français»… Chez Orange, on prévenai




