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Libération

La SNCF voit trop large pour ses TER

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Les quais devront être rabotés, pour un coût de 50 millions d’euros.

Publié le 21/05/2014 à 20h16

Tout ce foin pour ça : 50 millions d'euros, soit une larme dans l'océan de dettes du rail (33,7 milliards d'euros), pour raboter des quais. L'affaire, racontée par le Canard enchaîné, de ces gares incapables d'accueillir les TER qui vont commencer à rouler cette année a mis en ébullition les acteurs du rail, hier. Elle illustre l'aspect kafkaïen du système ferroviaire, dont la gouvernance est partagée entre RFF, le propriétaire du réseau, la SNCF, l'exploitant, et les régions, qui organisent et financent les trajets de 80% des voyageurs.

Standard. Le lièvre avait été levé l'été dernier par Alain Rousset, le président de la région Aquitaine et de l'Association des régions de France, comme le rappelle la lettre spécialisée Mobilettre. Le 4 juillet 2013, lors de l'inauguration du futur TER aquitain, Rousset découvre que par endroits, les rames sont trop larges de quelques centimètres par rapport aux quais. Ce problème ne se limite pas à sa région, il concerne 1 300 des 8 700 quais qui bordent les 30 000 kilomètres de voies ferrées en France. Or, pas question de rétrécir les rames. 331 ont été commandées : 182 Régiolis au français Alstom et 159 Regio 2N au canadien Bombardier. Elles sont au standard international du moment, plus larges de 20 centimètres que les TER de l'ancienne génération. Et 1 800 rames pourraient suivre, selon l'accord de principe signé entre les constructeurs, les régions et la SNCF.

La facture du rabotag

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