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Décryptage

Une réforme ferroviaire pour calmer la guerre du rail

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Sur fond de polémique sur la largeur des TER, les syndicats se mobilisent pour pousser à une réunification totale de la SNCF et de RFF.

Présentation du Regiolis, le nouveau TER de la SNCF, le 29 avril à Paris. (Photo François Guillot. AFP)
Publié le 21/05/2014 à 20h16

A trois semaines de la première lecture à l’Assemblée du projet de loi sur la réforme ferroviaire, les acteurs du rail montent au front. D’abord les cheminots, qui espèrent une mobilisation record pour leur manif d’aujourd’hui à la Bastille, à Paris. Puis les régions, qui montent en épingle l’affaire des quais gênants pour les TER de nouvelle génération (lire ci-contre), et qu’il va falloir raboter. Derrière ces poussées de fièvre, les enjeux de la réforme du système ferroviaire, qui mettent l’écosystème sous haute tension.

Une réforme indispensable

Le 16 juin, la réforme du système ferroviaire sera sous les projecteurs pour une première lecture à l’Assemblée. Le texte, très technique, cache des enjeux importants. Depuis que la SNCF a été coupée artificiellement en deux en 1997, avec d’un côté l’exploitation des trains sous l’autorité de Guillaume Pepy et de l’autre la gestion du réseau confiée à RFF (Réseau ferré de France), mais déléguée aux 48 000 cheminots de la SNCF (branche Infra), les dysfonctionnements n’ont cessé de s’aggraver. Le tout sous l’œil impavide d’un Etat qui, faute de financer son entretien, a laissé se dégrader le réseau. Si la réforme est votée, la SNCF et RFF seront abritées dans trois Epic (établissement public industriel et commercial). Deux Epic au même niveau : SNCF Mobilité, chargée de faire rouler les trains, et SNCF Réseau, où seront rapatriés les personnels de la SNCF, chargés de l’entretien. Au dessus : un E

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