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Décryptage

Affaire Tapie : Guéant près de la garde à vue

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L’ex-bras droit de Sarkozy à l’Elysée est entendu ce matin par la police dans le cadre de l’enquête pour «escroquerie en bande organisée», lors de l’arbitrage entre l’homme d’affaires et le Crédit lyonnais.

Publié le 25/05/2014 à 18h56

L'heure de vérité arrive enfin pour Claude Guéant. Cela fait plus d'un an que l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, reconverti comme avocat, s'attendait à être convoqué dans l'affaire Tapie. Il a rendez-vous ce matin à Paris avec les policiers de la brigade financière. Il devrait être placé en garde à vue pendant 48 à 72 heures, dans le cadre de l'enquête pour «escroquerie en bande organisée» menée par les juges Tournaire, Daïeff et Thépot.

Après avoir mis en examen cinq protagonistes (dont Bernard Tapie), les magistrats visent le cœur de la sarkozie. Ils soupçonnent Guéant d'avoir lancé le «simulacre d'arbitrage» qui a permis à Bernard Tapie de toucher 405 millions d'euros brut en 2008 pour solder son litige avec l'ex-Crédit lyonnais, aux frais des contribuables. Son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi, assure que Guéant «est très serein». Il semble pourtant fort préoccupé. En perquisitionnant son cabinet en février 2013, les juges avaient trouvé des notes sur l'enquête judiciaire et une fiche avec ces mots : «Affaire arbitrage Tapie, que dire ?» Signe qu'il a eu le temps de polir le discours qu'il va servir aux policiers.

Guéant a-t-il favorisé l’arbitrage ?

Les magistrats disposent de nombreux éléments montrant son «implication personnelle», dans l'ombre de son mentor Sarkozy, avant, pendant et après l'arbitrage. Il y a sa proximité avec Tapie, à qui il adresse ses «amitiés».

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