Il a récemment fait salle comble un peu partout aux Etats-Unis. Il s'est imposé comme une vedette face à des Nobel d'économie comme Joseph Stiglitz ou Paul Krugman. Lui, c'est Thomas Piketty. Et son succès, il le doit à son ouvrage le Capital au XXIe siècle (1), qui traite des inégalités de revenus et de richesses et de leur évolution depuis le XVIIIe siècle.
Mais depuis samedi, Piketty, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et professeur à l'Ecole d'économie de Paris (également chroniqueur à Libération), doit essuyer les critiques du quotidien britannique libéral le Financial Times (FT). Ce dernier récuse la thèse centrale du livre, selon laquelle les inégalités économiques n'ont jamais été aussi fortes que depuis la Première Guerre mondiale (Libération du 2 septembre 2013). Le FT estime que l'analyse du livre, phénomène d'édition vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires dans le monde, reposerait sur des calculs erronés.
«Dans ses feuilles de calcul […], il y a des erreurs de transcription à partir des sources originales et des formules incorrectes», assure le quotidien pour qui «il apparaît aussi que certaines données sont sélectionnées ou construites sans source originale». Le Financial Timesallant même jusqu'




