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Guéant s’en sort bien... pour l’instant

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Affaire Tapie. Aucune charge n’a été retenue contre l’ex-ministre, mais il pourrait être entendu à nouveau.

Claude Guéant à Paris le 21 décembre 2011. (Photo Laurent Troude)
Publié le 28/05/2014 à 19h36

Fin de garde à vue pour Claude Guéant. Après trois jours d'audition par les policiers au sujet de l'affaire Tapie, l'ex-bras droit de Nicolas Sarkozy à l'Elysée est ressorti hier des locaux parisiens de la brigade financière, sans être déféré devant les juges en charge de l'enquête pour «escroquerie en bande organisée» sur l'arbitrage qui a rapporté 405 millions d'euros brut d'argent public à Bernard Tapie. Aucune charge n'est donc retenue contre lui à ce stade. «Je suis extrêmement serein pour la suite. Il n'y a rien dans le dossier qui justifierait une éventuelle mise en cause de Claude Guéant» , estime son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi.

«Simulacre». L'ancien ministre de l'Intérieur devrait toutefois être entendu ultérieurement par les magistrats instructeurs, ont indiqué des sources proches du dossier à l'AFP et à Libération. «Les enquêteurs nous ont dit qu'une convocation n'était pas prévue à ce stade, réagit Me Bouchez El Ghozi. S'il y avait le moindre élément et si ses réponses n'avaient pas été convaincantes, les juges n'auraient probablement pas différé les poursuites.»

Les magistrats soupçonnent Tapie d'avoir bénéficié d'un «simulacre d'arbitrage», avec l'aval de l'exécutif. Ils s'interrogent sur les liens de Guéant avec Tapie, qu'il a beaucoup reçu. Et notamment sur une réunion de juillet 2007 à l'Elysée où Bernard Tapie a été invité par Guéant pour plaider sa c

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