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Libération
Témoignage

«On avait vraiment besoin du RSA»

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Laure 28 ans, auto-entrepreneuse et ancienne allocataire

Publié le 29/05/2014 à 20h06

«Le retour à Paris a été assez difficile», raconte Laure. Après avoir travaillé deux ans et demi à Madrid, la jeune femme est rentrée en France en août 2011 avec son compagnon espagnol, Nacho. Bien que diplômée de Sciences-Po, Laure peine à trouver un emploi : «J'avais tablé sur cinq mois de recherche, mais rien.» Sans «sécu étudiante ni espagnole», elle demande la couverture maladie universelle. Le dossier traîne trop, elle «lâche l'affaire». Pas d'allocation chômage non plus, puisqu'au retour de l'étranger, les droits à des indemnités sont difficiles à faire valoir. Son compagnon a quelques opportunités dans l'audiovisuel, mais trop peu. Laure lance alors une demande de RSA dans un bureau d'insertion. «On en avait vraiment besoin. Sans ça, on aurait dû faire appel à la solidarité familiale.»

Les premiers mois, ils touchent le RSA socle. Grâce à cette aide, la jeune femme profite aussi d'un «accès gratuit aux expos ou à la salle de sport». En revanche, elle se souvient «avoir découvert tardivement la gratuité des transports».

Epaulé par son cercle de proches, le couple a la chance de louer un appartement à une connaissance. Puis Laure trouve «un travail alimentaire» en free-lance, dans la rédaction de comptes rendus pour entreprises. Nacho, lui, voit ses missions devenir plus régulières. Le couple passe au RSA activité, qui vient compléter leurs revenus du travail, insuffisants. En juin 2012, ils parvienn

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