Moins d'émissions polluantes, mais plus de polémiques en perspective : l'administration Obama a enfin rendu public ce lundi son projet de directive pour réduire de 30% les émissions de CO2 des centrales électriques américaines d'ici 2030 par rapport à 2005. Les écologistes, déçus par Obama jusqu'à présent, applaudissent, mais surtout pour soutenir une administration qui est très attaquée : «Il sera bon d'avoir enfin des limites aux émissions de CO2 de nos centrales, explique Kyle Ash, spécialiste de la politique du climat chez Greenpeace. Mais on aurait pu le faire dès 2009. L'administration Obama a beaucoup procrastiné sur le climat».
Vulnérabilité. Ces -30% ne correspondraient toutefois qu'à une réduction de 12% par rapport à 1990, année de référence du protocole international de Kyoto, rappelle l'expert. Les émissions américaines ont surtout augmenté entre 1990 et 2005, avant de décliner. «On aurait facilement pu fixer un objectif double, de réduction de 60% des émissions en 2030», estime Kyle Ash, rappelant que beaucoup d'opérateurs ont de toute façon prévu de fermer leurs vieilles centrales à charbon.
Présentée hier à Washington, la directive de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) ne sera finalisée que d’ici juin 2015 et donnera ensuite encore un an aux Etats fédérés pour adopter leurs plans de réduction d’émissions polluantes. L’intelligence du dispositif, mais aussi sa vulnérabilit




