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Uramin : descentes chez Lauvergeon et Areva

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Justice. La police a mené des perquisitions dans le cadre de l’enquête sur le rachat désastreux de la société minière.

Anne Lauvergeon le 21 mai 2014 à Paris. (Photo Kenzo Tribouillard. AFP)
Publié le 03/06/2014 à 19h46

Opération coup-de-poing dans l'affaire Uramin. Les policiers de la brigade financière parisienne ont mené, mardi, des perquisitions chez une dizaine d'acteurs du dossier, dans le cadre de l'enquête judiciaire sur le rachat de la société minière Uramin par le groupe nucléaire Areva, comme l'ont révélé le Monde et l'AFP. Les enquêteurs ont notamment perquisitionné pendant plusieurs heures le siège d'Areva, à La Défense (Hauts-de-Seine), ainsi que le domicile de l'ancienne patronne de l'entreprise, Anne Lauvergeon (1).

Officine. Les policiers cherchent des indices sur cette acquisition désastreuse, qui a plombé les comptes d'Areva à hauteur de 1,8 milliard d'euros. Après un prérapport et une dénonciation de la Cour des comptes, le parquet national financier a ouvert en avril une enquête préliminaire pour «présentation ou publication de comptes inexacts ou infidèles», «diffusion d'informations fausses ou trompeuses» et «faux et usage de faux».

Selon nos informations, les enquêteurs ont perquisitionné le domicile de Sébastien de Montessus, l’ancien patron de la division mines d’Areva. Il avait dû démissionner en 2012 pour avoir commandité une enquête sur les conditions de rachat d’Uramin sans prévenir sa patronne. Montessus avait mandaté une officine suisse pour espionner la vie privée et les contacts téléphoniques d’Olivier Fric, le mari d’Anne Lauvergeon.

L’ex-présidente du directoire concentre l’essentiel d

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