Les hôteliers se sont fait une raison. Faute de pouvoir tuer Booking.com ou Expedia.fr, les sites de réservation en ligne devenus incontournables pour remplir leurs chambres, mieux vaut chercher des solutions pour tenter de desserrer l’étau. Il est encore trop tôt pour juger du résultat mais la bataille est engagée pour sortir de la dépendance à ces nouveaux intermédiaires, qui captent une partie croissante des profits du secteur hôtelier.
«Désintermédier». Quand Booking et ses clones ont fait leur apparition sur le marché français, il y a huit ans, la profession ne s'en est pas beaucoup inquiétée. «Ces nouveaux acteurs nous apportaient une clientèle qui ne serait jamais venue chez nous», se souvient Didier Chenet, le coprésident du GHI, le groupement des hôteliers indépendants. Aujourd'hui, ces apporteurs d'affaires, en plus de ponctionner des commissions exorbitantes - entre 15% et jusqu'à 27% du prix de la chambre - leur siphonnent et confisquent la clientèle fidèle. D'où leur rébellion. Selon le Synhorcat, l'un des syndicats hôteliers, la moitié du chiffre d'affaires de l'hôtellerie en France est apportée par les réservations en ligne. Et les OTA (online travel agencies), les centrales de réservation de type Booking ou Expedia, s'arrogent 50% de ce marché online. Comme on dit dans le jargon des consultants, les hôteliers se sont faits «désintermédier» et ont perdu l'accès direct à une partie de leur clientèle.
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