Bouygues Telecom entre dans le dur. Parmi les seize points à l’ordre du jour du comité central d’entreprise, ce mercredi, seul le dernier, consacré au nouveau «plan stratégique», focalise l’attention. Sous cet intitulé plutôt soft se cache un plan conséquent de suppressions d’emplois. Certains redoutent une purge allant jusqu’à 1 500 à 2 000 postes, soit 15% à 20% des effectifs.
Voilure.Mercredi dernier, devant la commission des affaires économique du Sénat, Olivier Roussat, le directeur général de l'opérateur, n'a pas confirmé l'ampleur du plan, seulement le volume des économies : 300 millions d'euros, après les 600 millions d'efforts consentis en 2012 et 2013. Il a aussi minimisé les discussions d'un rapprochement avec Orange, engagées il y a peu : «Elles sont très préliminaires.»
Le discours est ainsi installé d'un Bouygues Telecom traçant sa route tout seul, après son échec pour racheter SFR, et contraint en conséquence de réduire la voilure : «Nous ne voulons dépendre de personne pour restaurer notre rentabilité et pouvoir réaliser les investissements», a insisté Olivier Roussat.
Mais cette politique affichée du «stand alone», comme la baptise Azzam Ahdab, délégué central CFDT chez Bouygues Telecom, «est-elle tenable longtemps ?» Le syndicaliste redoute un scénario à la SFR : fin 2012, la filiale de Vivendi avait enclenché un vaste plan de suppression de postes - autour de 850 emplois net - avant de




