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Bouygues sacrifie plus de 1 500 emplois

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Dans un marché saturé, l'opérateur entend clarifier son offre sur le mobile et casser les prix sur le fixe.

Les bureaux de l'opérateur Bouygues Telecom à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), en 2012. (Photo Loic Venance. AFP)
Publié le 11/06/2014 à 16h14

Plus de 1500 emplois, 1516 très exactement, c'est le prix fort que devraient payer les salariés de Bouygues Telecom dans le changement de pied brutal opéré par l'opérateur. Sont visées les directions informatique, réseau, marketing et les fonctions support. Le plan de sauvegarde de l'emploi qui est présenté en ce moment même devant le Comité central d'entreprise (CCE) comportera deux volets. Dans un premier temps, l'opérateur fera appel au volontariat pour libérer les postes supprimés. Des reclassements pourront être opérés dans le groupe Bouygues pour les métiers compatibles avec les qualifications des partants. Mais tous les salariés mis sur la touche ne retrouveront pas d'affectation. D'où la perspective d'un plan de départs contraints: en clair, des licenciements. Il est prématuré d'en donner le volume, soulignait-on chez Bouygues, en amont du CCE. C'est la seconde fois que l'opérateur qui s'est lancé il y a dix-huit ans, réduit ses effectifs, mais la première où il procéderait à des licenciements secs. Une grosse secousse dans la maison Bouygues, dénoncée entre autre par la CFDT qui y voit les conséquences des «externalisations offshore».

L'opérateur justifie ce plan drastique par sa vision du marché : «Dès lors qu'aucun opérateur n'est à vendre (et Bouygues moins que les autres, ndlr), le marché des télécoms reste structurellement  à quatre», comme l'a expliqué ce matin Olivier Roussat, directeur général de l'opérateur, en marge du Comité cent

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