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Décryptage

Faute d’alliés, Bouygues Telecom sabre dans ses effectifs

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Publié le 11/06/2014 à 20h16

La direction de Bouygues Telecom a annoncé mercredi en comité central d'entreprise (CCE) la suppression de 1 516 postes (soit 15% des effectifs) afin de «garantir» au quatrième opérateur français un «avenir autonome».

Pourquoi ce plan ?

Le groupe le justifie par la réalité du marché. «Dès lors qu'aucun opérateur n'est à vendre, le marché des télécoms reste structurellement à quatre», a expliqué Olivier Roussat, son directeur général. Le plus vulnérable d'entre eux affiche donc son intention de tracer son chemin seul, face aux machines puissantes de SFR-Numericable, Orange et Free, le casseur de prix. Seule façon de résister : s'alléger en poids et affûter ses muscles, avec deux fers au feu, le fixe et le mobile. Place à un modèle économique inédit qui ne sera pas pour autant low-cost, expliquait hier un lieutenant de Roussat.

Que prévoit-il ?

Ce plan de sauvegarde de l'emploi comportera deux volets. Dans un premier temps, l'opérateur fera appel au volontariat pour libérer les postes supprimés dans les directions informatique, réseau, marketing et les fonctions support. Des reclassements pourront être opérés dans le groupe Bouygues pour les métiers compatibles avec les qualifications des partants. Mais tous les salariés mis sur la touche ne retrouveront pas d'affectation. D'où la perspective d'un plan de départs contraints : en clair, des licenciements. Il est prématuré

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