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La grève massive des cheminots cabosse la réforme ferroviaire

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Transports . La CGT, SUD rail et l’Unsa ont recomposé leur front commun pour s’opposer au texte, débattu le 17 juin à l’Assemblée.

Une manifestation de la SNCF, ce mercredi à Lyon. (Photo AFP)
Publié le 11/06/2014 à 20h16

Grève sous très haute tension à la SNCF. La réforme du système ferroviaire, contre laquelle la CGT et SUD rail bataillent, est sur le fil du rasoir. Face à la mobilisation plus forte qu’attendue - un TGV sur deux ou trois, un TER et transilien sur trois - et surtout sa reconduction ce jeudi, Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, a avancé à mercredi soir sa rencontre avec les syndicats de la SNCF (CGT, SUD rail, Unsa et la CFDT) afin de tenter de desserrer l’étau. Le feu couve autour de sa réforme, qui doit être débattue le 17 juin à l’Assemblée. Cuvillier connaîtra une première épreuve dès ce jeudi, lors de la séance de questions orales au gouvernement.

Gilbert Garrel, le patron de la CGT cheminots, confie qu'il n'attendait pas grand-chose du rendez-vous ministériel : «Il paraît qu'il veut juste écouter et qu'il répondra ensuite [à nos demandes, ndlr]». Forte de la mobilisation, la CGT a recomposé son trio avec SUD rail et l'Unsa, et ils seront reçus ensemble, la CFDT faisant bande à part. Les trois premiers syndicats de l'entreprise (76 % aux élections d'avril) avaient affiché le 19 mai leur union autour d'une plateforme commune de propositions. Ils plaidaient pour l'aménagement du projet de loi de la réforme ferroviaire - qu'ils souhaitent - dans le sens d'une plus grande unité de la SNCF, de garanties sur le statut des cheminots, et d'engagements sur la résorption de la dette ferroviaire - 33,7 milliards d'euros pour le seul réseau - qui plombe

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