«Devenir le centre du monde de l'innovation» : tant qu'à voir grand, c'est l'ambition des entreprises alsaciennes de l'économie numérique. Ces 120 sociétés réunies au sein du cluster high-tech Rhénatic lorgnent une immense friche industrielle en plein cœur de Mulhouse, jouxtant le campus et la gare. En septembre 2015, elles voudraient y installer un «quartier numérique» baptisé «KM0», qui serait ensuite répliqué sur l'autre rive du Rhin, en Allemagne, et en Suisse.
«Il ne s'agit pas simplement de nous rapprocher en localisant nos activités en un seul et même lieu, mais de donner vie à un véritable écosystème capable de s'arrimer au marché mondial», avance le président de Rhénatic, Romain Spinali, qui préfère parler de «dynamique» plutôt que de «mètres carrés». Sur le papier, tout semble réuni pour que les entreprises de KM0 trouvent débouchés commerciaux et partenariats industriels : le modèle allemand, réputé pour ses PME championnes de l'export, est à 20 kilomètres. La Suisse aussi.
«Défi». Ce nouvel «écosystème» alsacien abritera des entreprises, un incubateur de start-up, un Fablab (laboratoire de fabrication numérique et collaboratif, voir Libération du 1er juillet 2013) et des formations dites «agiles». Car «dans le numérique, 60% des connaissan




