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Interview

«Les Sud-Coréens doivent penser globalement»

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Pour l’organisateur de Be Launch, Nathan Millard, l’innovation est un atout si l’on sait l’exporter.

ParEva John
(à Séoul)
Publié le 22/06/2014 à 18h06

Nathan Millard, organisateur de la conférence Be Launch à Séoul, cherche à aider les jeunes entrepreneurs coréens à percer sur les marchés étrangers.

Quels sont les atouts de la Corée du Sud aux yeux des investisseurs ?

On parle de plus en plus de l’entrepreneuriat en Corée. En général, les étrangers sont intéressés par des partenariats, soit avec des start-up coréennes, soit avec les géants de l’électronique. Samsung est évidemment un facteur attractif qui contribue à sa réputation de pays leader de l’électronique. Bien sûr, comparée à la Chine, la Corée du Sud est un tout petit marché. Mais les Coréens ont tendance à adopter très rapidement les nouvelles technologies.

On reproche souvent à la Corée du Sud son manque d’innovation…

Certes. Mais les Coréens sont connus pour être dépensiers. S’ils aiment un produit, ils sont prêts à payer le prix fort. Pour preuve : c’est le troisième pays en terme de téléchargements comme de revenus pour Google Play, derrière les Etats-Unis et le Japon. En Chine ou en Asie du Sud-Est, l’appétit pour les innovations technologiques va aussi grandissant ; mais il y a beaucoup moins d’argent à la clé.

Quels sont les principaux domaines dans lesquels les jeunes entrepreneurs coréens se lancent ?

Environ 70% des entreprises nouvellement créées développent des applications mobiles. C’est ce dont tout le monde parle et c’est ce qu’il y a de plus facile à lancer. S’ajoutent à cela quelques compagnies de hardware : les imprimantes 3D sont notamment un secteur d’avenir. Parmi les applications, les jeux sont largement prédominants. Viennent ensuite les réseaux sociaux. Au niveau du logiciel, par contre, l’offre coréenne n’est encore que balbutiante.

Quels conseils donnez-vous aux entrepreneurs coréens qui veulent partir à l’étranger ?

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