Menu
Libération

BNP Paribas accepte l’amende amère

Réservé aux abonnés

Embargo. Selon le «Wall Street Journal», la banque paierait de 8 à 9 milliards de dollars de sanction.

Baudouin Prot, président de BNP Paribas, le 2 août 2010 à Paris. (Photo Eric Piermont. AFP)
Publié le 23/06/2014 à 19h46

Les pressions politiques françaises n'ont servi à rien. Malgré les appels à la clémence lancés par François Hollande en direction de Barack Obama, BNP Paribas s'apprête à payer à la justice américaine la plus grosse amende jamais versée par une entreprise française. Selon des informations du Wall Street Journal, confirmées à Paris par des sources bancaires, on se dirige vers un plaider-coupable de la banque, assorti d'une sanction pécuniaire de 8 à 9 milliards de dollars (5,88 à 6,62 milliards d'euros) pour ne pas avoir respecté les embargos américains sur l'Iran, le Soudan et Cuba.

Enormité. Le journal ajoute qu'un accord pourrait être conclu très vite et annoncé «début juillet». Mais il reste un élément encore en discussion : combien de temps la banque se verrait interdire de pratiquer des opérations de compensation en dollars, une sanction à laquelle la justice américaine tient. Une durée de «quelques mois» est évoquée, mais tout est dans le «quelques». Selon une source proche du dossier, se mettre d'accord sur ce point pourrait prendre quelques semaines, même si l'objectif est d'aller vite pour les deux parties. «Plus les négociations durent, plus l'incertitude règne pour les clients. BNP Paribas présente ses résultats semestriels le 31 juillet. A ce stade, il faudra informer le marché», précise cette source.

Quant à la question des sanctions contre les salariés et les cadres dirigeants de l

Dans la même rubrique