Après son entrée imminente en Bourse, Viadeo, la société qu'il a fondée et qu'il dirige depuis dix ans, sera valorisée à hauteur de 190 millions d'euros. Avec son réseau social professionnel, il est devenu l'un des tycoons du Net français. Pourtant, Dan Serfaty dit : «Je suis le pékin moyen.» Tout cela parce qu'il suit le foot, vote à gauche, «aime» payer ses impôts, est marié et a trois filles, fréquente les mêmes amis hors de son milieu professionnel depuis très longtemps et assure être «très détaché» de l'argent. Si on rajoute qu'il est affable, souriant, séducteur, qu'il se voit comme un patron «transparent, juste et réglo» et qu'il est décrit comme «humain et sympathique» par ses collaborateurs avec lesquels il discute et boit des cafés, le profil est excessivement louche. Alors, Dan Serfaty pondère : «Si je dois licencier quelqu'un, c'est moi qui le fais. Je n'envoie personne. Il faut être courageux, ne pas seulement être là quand tout va bien.» Et ajoute : «Je ne manipule jamais les gens mais je sais me faire très convaincant dans les affaires.»
«Far West». A 48 ans, Dan Serfaty est un cas entrepreneurial. Viadeo, sa société de 450 salariés qui a réalisé 30 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013, compte parmi les quelques marques internet françaises qui existent au niveau mondial.
Pour ce faire, le Strasbourgeois de naissance, qui dit travailler douze heures par




