Lundi, les banques françaises ont dû fignoler leur opération transparence en rendant public un document de référence qui dévoile tout un tas d’informations issues de leurs filiales implantées dans les paradis fiscaux durant l’année 2013. Chiffre d’affaires, effectif salarial, profits, impôts sur les bénéfices ou encore subventions publiques… les banques devaient justifier toutes ces données avant la date butoir fixée au 1er juillet 2014 en vertu de la loi de séparation et de régulation des activités bancaires votée le 26 juillet 2013. Parmi les banques concernées, on trouve BNP Paribas, Natixis, la Société Générale ou encore le Crédit Agricole.
Certaines d’entre elles, comme BNP ou Natixis (groupe BPCE), avaient joué le rôle des bons élèves en rendant public leur document dès la fin du mois de mai. D’autres comme la Société Générale ou le Crédit Agricole ont préféré attendre le dernier jour pour le faire. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de grande surprise : les destinations d’optimisation fiscale préférées des banques françaises restent la Suisse et le Luxembourg, deux des vingt juridictions financières dans le viseur de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Dans ces pays où la fiscalité est privilégiée – voire nulle, l’activité des établissements bancaires est loin d’être négligeable. Elle est aussi très disparate : du financement de particuliers, à la gestion de grande fortune, en passant par le montage de produits financiers plus ou moins c




