Un Valls plus vrai que nature. Un Premier ministre parmi les plus libéraux des socialistes, fier de son «pragmatisme», comme on le vend dans son entourage. Voilà comment le chef du gouvernement se présente en ce début d'été, depuis sa montée au front sur les conflits sociaux jusqu'à l'ouverture de la conférence sociale en passant par la «fronde» des députés PS : le Premier ministre doit être l'homme qui s'attaque aux «blocages», aux «conservatismes», aux «corporations». Celui qui veut «aller vite» pour ne pas risquer «l'enlisement». «Il y a chez lui une tentation "matteorenziste", s'amuse à observer un conseiller ministériel. Il doit envier le Premier ministre italien qui, lui, est seul aux commandes. Il veut marquer des points avant l'été.»
Du coup, il bouscule l'agenda social. La croissance est au point mort, alors il faut écouter le patronat. «Que me disent les chefs d'entreprise ? Ils me disent "baissez le coût du travail, continuez sur la voie qui est la vôtre"», a-t-il expliqué sur RMC-BFMTV mercredi. Si du «terrain» lui remonte qu'appliquer comme tel le compte pénibilité-retraites ou les seuils sociaux empêche de «rendre le fonctionnement de l'économie plus souple, plus efficace», dit-il aux Echos, autant repousser partiellement la première mesure et interroger la seconde (lire ci-contre). Et tant pis si, à quelques jours de la conférence sociale, il fai




