Pas contents les pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc. Qui crient à l'enfumage. Après plus d'un an de concertation entre le consortium Ailes marines, vainqueur de l'appel d'offres en avril 2012, et les instances de la pêche (lire EcoFutur du 13 janvier), le projet de champ éolien offshore au large de la préfecture des Côtes-d'Armor pouvait enfin entrer dans sa phase de réalisation. Pour aboutir à la livraison, en 2020, d'une centaine d'éoliennes en pleine mer, à plus de 17 kilomètres des côtes. Soit le premier champ de ce type dans les eaux françaises et le plus gros projet hexagonal développé dans les énergies marines renouvelables (2 milliards d'euros).
L’appel d’offres remporté stipulait que les machines installées reposeraient sur des fondations métalliques de type «jacket» - un treillis métallique fixé au sol par des pieux, à l’instar des plateformes pétrolières. Seulement voilà : le consortium réunissant l’espagnol Iberdrola et le français Eole-RES envisage désormais de plonger d’énormes socles en béton au fond de l’eau pour porter les éoliennes géantes. Ce changement de fondations n’agrée pas les pêcheurs. Le président du comité des pêches des Côtes-d’Armor, Alain Coudray, dit son sentiment de s’être fait rouler dans la farine après sa signature de la convention de collaboration, en octobre 2012, avec Ailes marines.
Faune.




