Contrairement à François Hollande, le patron des patrons, Pierre Gattaz, ne voit rien venir à l'horizon. Ni la croissance, ni l'inversion de la courbe du chômage, ni la reprise de l'investissement… et encore moins un environnement propice aux affaires. Celui qui avait fait campagne, il y a un an, en promettant de faire de l'organisation patronale un «Medef de combat», sonne l'alarme dans un entretien paru hier, sans surprise, dans le Figaro. Pour lui, «la situation économique du pays est catastrophique» : «Pour paraphraser François Fillon, je dirais que si la France était une entreprise, elle ne serait pas en dépôt de bilan, elle serait proche de la mise en liquidation.»
Martèlement. Au risque de s'autocaricaturer, Pierre Gattaz a donc choisi une fois encore de crier au loup, en usant des mots choc qui ont l'avantage de la simplicité du martèlement. A force de répéter sans cesse les mêmes présupposés, on peut espérer en obtenir un gain. Pierre Gattaz est donc critique, quitte à grossir grossièrement le trait. Et qu'importe si le gouvernement de François Hollande a fait de l'entreprise une planche de salut censée sauver du naufrage complet la France. Au point d'être accusé de faire la part trop belle au patronat.
Décomplexé, Pierre Gattaz s’autorise toutes les audaces, en laissant supposer que le pays est en quasi-faillite. Seulement, voilà, la France n’est pas une entreprise. Et, dans les faits, l’Hexagone, dont




