«On veut donner une bonne image de notre profession. La même que celle que nous avons aux yeux de nos clients», confie Hamid, 46 ans, qui travaille pour Chauffeur-Privé, une société de VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur). Dès 14 heures, le ton était donné pour le «rassemblement éclair» qui a eu lieu lundi après-midi sur la place Vauban à Paris. Pour l'événement, 300 chauffeurs de VTC se sont réunis avec un objectif clair en tête : protester contre la proposition de loi du député socialiste Thomas Thévenoud votée en première lecture à l'Assemblée nationale le 11 juillet.
La raison de leur colère, c'est l'amendement 116 qui impose aux chauffeurs de retourner à leur base entre chaque prestation. «Après quatre mois de consultations et de discussions, Thomas Thévenoud a introduit l'amendement le jour du vote, sans prévenir les VTC», raconte Yves Weisselberger, fondateur de SnapCar, une société de VTC. Depuis, la pilule n'est pas passée. «C'est le lobby des taxis qui est derrière le coup», estime un chauffeur à la moustache envahissante. Tous espèrent bien influencer la décision sur ce texte, qui doit être étudié au Sénat cette semaine.
«Cette décision est tout simplement anti-écologique», déplore Yan Hascoet, le secrétaire général de la Fédération française du transport de personnes sur réservation (FFTPR). Pour le PDG de Chauffeur-Privé, cet amendement devrait apporter «des trajets inutiles et extrêmement coûteux pour l'environnement»




